La revue MEE

Soumission d'articles

Invitation à tous ceux et à toutes celles qui désirent soumettre un article dans la revue « Mesure et évaluation en éducation »

Pour obtenir plus d’informations ou soumettre un article

Rédactrice canadienne
Madame Nathalie Loye
Professeure
Université de Montréal
Courriel : info@admee.ca

Rédacteur européen
Monsieur Christophe Dierendonck
Adjoint de recherche
Université du Luxembourg
Courriel : info@admee.ca


Norme de présentation à la revue mesure et évaluation en éducation :

Consignes pour la soumission : 




Les thèmes généralement traités dans les articles soumis à la revue

En janvier 1978 paraissait le tout premier numéro (volume 1 no 1) de la revue Mesure en éducation, devenue par la suite Mesure et évaluation en éducation. Au départ, c’était une création de l’Association Professionnelle de Mesure en Éducation, qui est devenue avec les années, l’Association pour le Développement de la Mesure et de l’Évaluation en Éducation (ADMEE). La revue a toujours eu pour objectif la diffusion des connaissances et des résultats de recherches se rapportant au domaine de la mesure et de l’évaluation auprès de spécialistes et de non spécialistes. Ce cap a toujours été maintenu, bien que les champs d’étude couverts par la revue se soient élargis avec le temps.

Du point de vue des personnes qui sont associées de près ou de loin à l’enseignement et à la recherche en mesure et évaluation en éducation, la revue présente des caractéristiques qui méritent d’être soulignées. Actuellement et ce, depuis plusieurs années, c’est la seule revue spécialisée de langue française qui traite des questions de mesure et d’évaluation. Elle est aussi le fruit d’une étroite collaboration entre des collègues canadiens et des collègues européens qui se sont eux-mêmes formés en association: l’Association pour le Développement des Méthodologies d’Évaluation en Éducation (ADMEE). Enfin, la revue offre aux personnes intéressées au développement de la mesure et de l’évaluation en éducation un outil de communication pour leur permettre de diffuser les résultats de leurs réflexions ou de leurs recherches.

La présente est pour vous inviter à vous joindre à toutes ces personnes qui, dans le passé et dans un proche avenir, ont accepté et accepterons de communiquer le fruit de leurs travaux à ceux et à celles qui partagent les mêmes préoccupations.

Quels sont les sujets susceptibles d’être traités dans la revue et sous quelle forme? Pour compléter la présente invitation, les réponses à ces deux questions s’imposent d’elles-mêmes.



La méthodologie de la mesure

Nombre d’études rapportées dans les écrits scientifiques font œuvre de consommation de méthodologies éprouvées. Dans de tels cas, la contribution en matière de connaissances nouvelles à diffuser n’est pas de l’ordre de la méthodologie. Pour intéresser nos lecteurs et nos lectrices, le sujet traité doit en être un qui vise particulièrement l’amélioration de nos savoirs et de nos savoir faire pour ce qui est de mesurer des caractéristiques d’institutions, d’établissements ou de personnes. C’est dans un tel créneau que se situent des études de fiabilité et de validité. Nous avons grand besoin d’être tenus au courant des plus récents développements en matière d’instruments en langue française utilisés pour cerner une foule de variables: le concept de soi, la métacognition, le sentiment d’efficacité personnelle, la motivation, etc. Il existe vraisemblablement d’autres types d’instruments qui mériteraient d’être portés à la connaissance des personnes intéressées à la mesure et à l’évaluation : des questionnaires visant le climat organisationnel, des phénomènes d’apprentissage expérientiel, les attitudes à l’égard du changement, etc., la notion de profil étant au cœur des procédés de mesure et d’observation. Il serait difficile de rendre compte ici de tous les aspects qui peuvent être visés au niveau de l’instrumentation, mais on comprendra que l’objet de mesure s’est considérablement élargi ces dernières années. Par exemple, il faudra tôt ou tard s’intéresser aux notions d«’indices» et d’«indicateurs» et à leur utilisation (valide) pour observer et recueillir des informations au regard de phénomènes complexes qui peuvent englober le fonctionnement de tout un système éducatif.



La méthodologie de l’évaluation

La mesure et l’évaluation ne sont pas toujours séparables l’une de l’autre. L’évaluation nous rapproche de l’interprétation de résultats de mesure et aussi de l’utilisation qui est faite de certains instruments de même que l’intégration des résultats obtenus. L’approche par compétence et le courant de l’évaluation dite «authentique» n’échappent pas à cette préoccupation qui doit se traduire par des recherches de nature méthodologique. Par ailleurs, on situe souvent l’évaluation dans le cadre d’une pratique dont on étudie les effets. C’est ainsi que nombre d’études en évaluation formative des apprentissages, que ce soit dans le cadre d’une approche par enseignement correctif ou par feed-back fréquent, ont visé les effets sur la motivation ou sur le rendement des élèves. À ce sujet, il existe des recensions sur l’impact des pratiques évaluatives, recensions dans lesquelles on trouve plusieurs modèles de recherches pouvant intéresser la revue Mesure et évaluation en éducation.



Des textes de réflexion

La mesure et l’évaluation de quelque caractéristique que ce soit ne sont pas entièrement gratuites ni totalement à l’écart d’une quelconque idéologie. Leurs effets peuvent être étudiés expérimentalement, ce qui rejoint la section précédente. Toutefois, les pratiques en ce domaine suscitent beaucoup d’interrogations et doivent, de temps à autre, être réexaminés au moyen de grilles de lecture bien identifiées; la sociologie de l’éducation de même que la psychopédagogie ont déjà maintes fois démontré leur utilité pour y arriver. On peut joindre à cet ordre de préoccupation le souci d’apporter des éclairages nouveaux sur les termes et les concepts utilisés. Par exemple, on sait que l’évaluation de l’enseignement ne passe pas comme une lettre à la poste. L’évaluation institutionnelle ne peut pas non plus être tenue à l’écart de toute contrainte d’ordre politique, sociologique ou économique. Les résistances doivent être bien identifiées. Ce sont de multiples objets de discussion qui pourraient recevoir une attention particulière au moyen d’un texte à publier dans notre revue.



Les textes de synthèse

Les connaissances acquises depuis plusieurs années de même que les divers procédés qui ont été développés au regard de la mesure et de l’évaluation risquent fort de demeurer inaccessibles si on les laisse isolés les uns des autres ou dispersés dans un collectif de résultats de recherche même informatisé. De temps à autre, on peut avoir besoin d’un inventaire des recherches menées sur un sujet précis ou d’un recueil de procédés qui ont été développés pour mesurer ou évaluer des caractéristiques particulières (recensions ou «méta-analyses»). Par exemple, il pourrait être pertinent de connaître ce qui a été dit ces dernières années à propos d’une caractéristique comme le concept de soi de même que les instruments et les procédés qui ont été développés et utilisés pour mesurer cette caractéristique. Chercheures et chercheurs, étudiantes et étudiants gradués de nos universités sont souvent en attente de ce genre d’information pour réaliser leurs travaux de recherche sur un sujet donné. La revue gagnerait beaucoup à publier ce genre d’article qui, soit dit en passant, correspond pleinement à ses objectifs de diffusion des connaissances.



Pour enseigner la méthodologie

Le domaine de la mesure et de l’évaluation fait souvent appel à des techniques particulières, que ce soit en termes de dispositif quasi expérimental ou en termes de procédé statistique. Il est arrivé que notre Revue publie des textes à orientation didactique pour expliquer l’utilisation de tel ou tel procédé statistique avec un point de vue critique. Par exemple, l’origine de certains indices de «fonctionnement différentiel» des items (en psychométrie), la problématique de cerner le degré de suffisance et le degré de nécessité d’une caractéristique par rapport à une autre ou encore une comparaison entre l’approche «multi-trait/multi-méthode» et une autre pour valider un ensemble d’instruments, etc. Sans aucun doute, le champ de la fiabilité et celui de la validité n’ont pas livré tous leurs secrets ! L’invitation qui est lancée à propos de textes de nature didactique doit être prise avec beaucoup de circonspection. La difficulté sera sans doute de choisir pour cible des outils qui, à un moment donné de l’évolution de nos connaissances, suscitent un certain intérêt chez les chercheurs.



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